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Pont de Trevoux Trevoux

Pont de Trevoux - 1851

Fleuve franchi : la Saône, département : Ain, à proximité : Trevoux
Type d'ouvrage : Pont suspendu en fil de fer
Ouvrage toujours en place (2004)

Longueur totale : 165m, Nombre de travées : 2, Plus grande portée : 83m
Décret, le : 30/5/1847 -
Version du texte : V1.2, Niveau de fiabilité : fort

Plan

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Références :
1 - Base Mérimée - Ministère Français de la Culture
2 - Bulletin des lois - 1847 du 30/5/1847

Construction du pont suspendu - 1850 - 1851

En 1842, le conseil municipal de Trévoux reconnaît d'utilité publique l'établissement d’un pont suspendu sur la Saône, et prévoit un droit de péage pour son passage. Une souscription, lancée auprès des habitants, et une subvention de l’Etat financent en partie la construction qui s’effectue en 1850, la 1ère pierre étant posée par le général de Castellane. Après une mise à l’épreuve de l’ouvrage en février 1851, le pont est inauguré le 18 mai 1851.

Le pont suspendu de Trévous est long de 165 m. Le tablier repose sur une pile centrale composée d'une pile en pierre de taille de calcaire à chaînes harpées, garnie de deux becs semi circulaires, surmontée d'une porte en brique et pierre voûtée en arc brisé aplati ; le couvrement de la porte et la mise en oeuvre des matériaux, la pierre dessinant un décor d'arcs brisés jumelés sur les côtés des piliers et de petites arcatures en couronnement, lui donnent un style néo-gothique mitigé, avec nuance d'aspect mauresque bien original dans la région.
Deux piliers carrés en brique et pierre sont situés de part et d'autre du tablier et reposent sur des culées appareillées en calcaire.

En tête de pont à l’entrée de Trévoux, s’élèvent, place du Pont, deux petits pavillons carrés symétriques à décor mauresque, qui abritent les bureaux de péage.

La vie du pont

En 1889, racheté par les départements de l' Ain et du Rhône, conformément à la loi de 1880, le péage du pont disparaît.

Au cours du XXème siècle, il perd ses pavillons d’entrée et, malgré d’importantes réparations, notamment le remplacement des câbles après la guerre, il devient insuffisant face à l'accroissement du trafic.
Un nouveau pont, établi à l’aval, est ouvert en 1976, et à partir de septembre 1978, la circulation est interdite sur le pont suspendu, qui, grâce à l’opposition des habitants, échappe de peu à la démolition.
En 1982, son tablier en bois est démonté et les câbles déposés. Selon sa promesse, la municipalité rétablit en 1985 (ou 1986) un tablier et un parapet métalliques à usage piétonnier.

Son aspect actuel

La photo est extraite du site Structurae

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