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Pont de Cubzac - 1839 |
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Fleuve franchi : la Dordogne, département : Gironde, à proximité : Cubzac
Type d'ouvrage : Pont suspendu en fil de fer
Destruction de l'ouvrage : 1869
Architecte(s) : A-J Bayard de la Vingtrie -
Fortuné de Verges -
M. Quénot -
; Compagnie(s) : Bayard de la Vingtrie & de Verges -
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Longueur totale : 545m, Nombre de travées : 5, Plus grande portée : 109m
Décret, le : 5/6/1838 - Ouverture au public : 30/4/1840 -
Version du texte : V1.3, Niveau de fiabilité : excellent
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Références :
Opérationnel en 1839, il s'effondra 30 ans plus tard sous l'effet d'une violente tempête. Il sera remplacé par un pont métallique à poutre droite. Avant les ponts, les bacs Bac traditionnel pendant 120 ans Le passage de la Dordogne a eu une bien longue histoire, bien avant la construction du fameux pont, et bien après aussi. Situé à l'embouchure de la Dordogne, ce passage fait l'objet d'un premier arrêté royal dès 1698. Il constitue en effet un des principaux obstacles sur la route nationale 10 reliant Paris à Bordeaux, et finalement l'Espagne. Battu par des vents violents, et face à des flux très irréguliers en volume et en direction le passage était d'une extrême dangerosité. Dans un premier temps le passage s'effectue par bac. A cette époque, le bac est constitué d'un bateau à fond plat conduit à la rame ou de bateau à quille manoeuvrant à la voile. Malheureusement le passage reste très risqué, de nombreux accidents interviennent, notamment au moment des crues ou des tempêtes. L'équipement à bord des bacs doit se renforcer pour affronter ces difficultés. Pour éviter que les prix de passage ne montent, Richelieu est contraint d'y poster une garde 15 hommes. Malgré cela le passage reste risqué et très peu fiable. Ses arrêts sont fréquents, et cela est nuisible pour l'état comme au commerce local. 1809-1822 - Bac à traille ou pont volant Cherchant à améliorer le temps de passage et sa fiabilité, un premier arrêté autorise la construction d'un pont volant en 1809, qui restera opérationnel jusqu'en 1822. 1822-1839 - Bac à manège Aussi surprenant que cela puisse paraître de nos jours, ce manège était mu par un manège de 12 chevaux qui embarquaient sur une immense barque de 80 pieds, constituée de 2 parties. Ce manège entraînait par engrenage un roue à aube centrale. 1839 - Enfin un pont - prestigieux Le projet La décision de mettre en place un pont à Cubzac est prise par napoléon les 30 Janvier 1812 et 3 Février 1813, et devait initialement être achevé en 1820. Les évènements politiques qui suivirent, remirent cette décision en cause. C'est donc finalement un projet qui remporta la faveur de la population mais pas des ingénieurs techniques qui lui prédirent de grandes difficultés. Il fut confié à MM De Verges, et Bayard de la Vingtrie, l'une des entreprises les plus actives dans la construction de ponts, face à celle des frères Seguin.
Le coût du pont fut estimé à 3 millions de francs, subventionné pour la moitié par l'état, et ceci en raison des risques propres au projet, techniques, mais aussi d'exploitation. Les caractéristiques du pont
Commencé en 1835, le pont fut achevé et mis à disposition du public en 1839. La vie et la fin du pont suspendu Peu après sa construction, les piliers s'enfoncèrent d'environ 1 mètre. Ce renfoncement eut quelques conséquences périphériques, notamment sur l'église Saint Vincent et son presbytère ! Malgré cela, la grande tempête de 1869 induit de telles vibrations verticales (de plus de 2 mètres) que le pont s'effondra. Un nouveau pont métallique Le nouveau pont de Cubzac, construit en remplacement du dernier suspendu, sera un pont fixe, à poutre droite métallique. Le nombre de pile et culée est porté à 9, pour supporter ces poutres. Les travaux engagés en 1873, n'était pas achevé en 1876, date la création du rapport, source de nos informations.
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